Cric-Crac

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Chanson de Kleinzach

Hoffmann
Il était une fois à la cour d’Eisenach!…
Choeur
à la cour d’Eisenach!…
Hoffmann
Un petit avorton qui se nommait Kleinzach!
Choeur
Qui se nommait Kleinzach!
Hoffmann
Il était coiffé d’un colbac,
Et ses jambes, ses jambes faisient clic clac!
clic clac! clic clac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Clic clac!
Hoffmann
Clic clac!
Choeur
Clic clac!
Hoffmann
Clic clac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Voilà Kleinzach!
Hoffmann
Il avait une bosse en guise d’estomac;
Choeur
En guise d’estomac;
Hoffmann
Ses pieds ramifiés semblaient sortir d’un sac;
Choeur
Semblaient sortir d’un sac;
Hoffmann
Son nez était noir de tabac,
Et sa tête, sa tête faisient cric crac!
cric crac! cric crac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Cric crac!
Hoffmann
Cric crac!
Choeur
cric crac!
Hoffmann
cric crac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Voilà Kleinzach!
Hoffmann
Quant aux traits, aux traits de sa figure…
[Il s’arrête et semble s’absorber peu à peu dans son rêve]
Choeur
Quant aux traits de sa figure…
Hoffmann
Quant aux traits, aux traits de sa figure…
[il se lève]
Ah! sa figure était charmante!
Je la vois, belle,
belle comme le jour où courant après elle
Je quittai comme un fou la maison paternelle
Et m’enfuis à travers les vallons et les bois!…
Ses cheveux, ses cheveux en torsades sombres
Sur son col élégant jetaient leurs chaudes ombres,
Ses yeux, ses yeux enveloppés d’azur
Promenaient autour d’elle un regard frais et pur,
Et comme notre char
Emportait sans secousse
Nos coeurs et nos amours,
sa voix vibrante et douce
Aux cieux qui l’écoutaient
jetait ce chant vainqueur,
Aux cieux qui l’écoutaient
Jetait ce chant vainqueur
Dont l’éternelle écho
Résonne dans mon coeur!
Nathanael
O bizarre cervelle!…
Qui diable peints-tu là? Kleinzach?
Hoffmann
Kleinzach? Je parle d’elle!…
Nathanael [lui touchant l’épaule]
Qui?
Hoffmann [sortant de son rêve]
Non! personne! rien!
Mon esprit se troublait! rien!
Et Kleinzach vaut mieux, tout difforme qu’il est!
Quand il avait trop bu de genièvre ou de rack,
Choeur
De genièvre ou de rack.
Hoffmann
Il fallait voir flotter les deux pans de son frac,
Choeur
Les deux pans de son frac.
Hoffmann
Comme des herbes dans un lac,
Et le monstre, le monstre faisait flic flac!
flic flac!flic flac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Flic flac!
Hoffmann
Flic flac!
Choeur
flic flac!
Hoffmann
flic flac!
Voilà, voilà Kleinzach!
Choeur
Voilà Kleinzach!

Giuseppe Filianoti – Kleinzach – Les contes d’Hoffmann
Paris Opera, 2010

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V: Voilà! In view, a humble vaudevillian veteran cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of Fate. This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant, vanished. However, this valourous visitation of a bygone vexation stands vivified and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin vanguarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition! The only verdict is vengeance; a vendetta held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose, so let me simply add that it's my very good honour to meet you and you may call me V.

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